| The 1st AMDIN Biennial Conference and General Meeting - Réinventer L'administration Publique En Afrique : Où en sommes-nous ? où allons-nous |
| August 2007 |
Chargé de Mission
Présidence de la République du Cameroun
Midrand, Afrique du Sud
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| Pierre Vincent Nganibo Fondjo |
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Introduction
Au cours de ces dernières années bien des pays africaines au sud du Sahara ont entrepris de reformer leur Etats et de moderniser leurs administrations pour assurer les conditions d' un développement économique et social durable. Malheureusement, les efforts consentis n'ont pas toujours permis d'atteindre les résultats escomptés.
A cet égard, l'Etat en Afrique au sud du Sahara a été au centre d'un double paradoxe : un rejet pressent et une demande forte. En effet, les mutations diverses, la mondialisation, l'émergence de nouveaux acteurs nationaux, régionaux ou internationaux ont enclenché le processus de sa déligitimation. Son omniprésence qui en avait fait un Etat providence a été progressivement perçue comme une impotence. L'on a estimé dans ce contexte que là où il était nécessaire, l'Etat était discret, voire introuvable et là où it n'était pas indispensable, il était arrogant et encombrant.
Dans le même temps, l'Etat était sublimé. Visualisé comme l'épicentre de la société, il est apparu comme le garant de l'unité et de la cohésion sociale.
Dans un environnement gagné par la conflictualité, le jeu des réseaux, la démocratie renaissante, qui mieux que l'Etat pourrait être l'arbitre impartial pour promouvoir l'intérêt général et assurer le bien commun ?
La coexistence de cette négation de l'Etat et l'affirmation de sa prééminence ont convergé pour affirmer sa nécessité. Son périmètre s'est réduit, mais ne lui a pas cependant fait perdre son rôle stratégique et décisif de conception des politiques, d'accompagnement de développement et de production des normes. Il a vocation de devenir un Etat de qualité.
L'administration, bras séculier et épine dorsale de I'Etat ne satisfait non plus personne ; ni les agents publics eux-mêmes ni les citoyens frustrés dans leur rapport avec les services publics.
C'est dans ce contexte que les programmes d'ajustement structurel, visualisés comme des cercles vertueux ont été mis en place dans les Etats africains. Ils ont eu un faible impact sur Ia qualité du service publique et se sons avérés de véritables cercles vicieux marqués par une approche plutôt techniciste, installant les Etats dans l'impasse des ajustements incessants.
II est importe donc de réinventer cette administration aux défis et contraintes multiples (I) par des initiatives de modernisation tam au niveau régional que national (II).
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